La PNL (Programmation Neuro Linguistique) pour les nuls - Acte I

September 1, 2017

 

Richard Bandler (auteur américain né en 1950) et John Grinder (linguiste américain né en 1940), sont les fondateurs de la Programmation Neuro Linguistique (PNL). Ils ont observé des modèles de réussite qui pouvaient être transférables à d’autres thérapeutes. C’est de ces recherches qu’est née la PNL, l’idée étant de dire que toutes les choses que l’on a apprises sont comme des programmes qui nous permettent de nous adapter à notre environnement.

 

 

En fait, nous faisons tous de la PNL sans le savoir.

 

 

Pourquoi Programmation Neuro Linguistique ?

 

 

 

La PNL n'est pas une théorie dans la mesure où sa finalité n'est pas d'expliquer POURQUOI un système fonctionne mais s'inscrit dans la lignée d'un modèle visant à répondre à la question du COMMENT ce système fonctionne.

La finalité de la PNL est la modélisation : prendre quelque chose qui fonctionne et appliquer la même stratégie au service de soi.

 

 

A quoi sert la PNL ?

 

La PNL doit être appréhendée comme un modèle de COMMUNICATION ainsi qu'un modèle d'accompagnement au CHANGEMENT, applicable aux Hommes et aux Organisations.

 

Ce mettre dans cet état d'esprit requiert certains présupposés (une dizaine) dont le plus important et celui qui nous intéresse est celui qui vise à dire que "la carte n'est pas le territoire".

Chacun d’entre nous est unique et voit le monde avec sa propre carte, celle que nous appellerons notre carte mentale.

 

 

Afin de vous faire comprendre ce principe de réalité, je vous propose un petit jeu.
 

 

C'est l'histoire de Dominique Peureux, installé tranquillement dans sa voiture, lorsqu'il observe autour de sa voiture quelqu'un en train de s'approcher et qui lui raye toute sa voiture. Dominique ne dit rien, n'intervient pas ... Pourquoi selon vous ?

 

 

La réponse est pourtant très simple ... parce que Dominique Peureux n'est autre qu'un BEBE, et à ce titre, il lui serait difficile de parler ou d'intervenir face à cet individu. 

Vous avez sans doute imaginé que c’était un homme (ou une femme) âgé, sans doute un peu trouillard, vous l'avez peut être même visualisé, grand, petit, avec des lunettes etc... bref, l'espace de quelques secondes, Dominique est devenu quelqu'un de réel à qui vous avez attribué certaines  qualités, qui lui ont permis, ou pas, de répondre à la question du pourquoi il ne dit rien ?

La preuve en est que réalité que vous vous êtes construite ne vous permettait pas de répondre à cette question.

 

Cette histoire de Dominique Peureux nous amène à comprendre comment se construit la réalité dans "notre tête", sachant que la réalité, telle qu’elle existe dans la vraie vie, n’est pas perceptible par l’homme, et que l’être humain procède par filtres pour percevoir des éléments de ce qui l’entoure, pour construire une réalité qui lui est propre.

 

Nous construisons donc la réalité en fonction des 1ers filtres qui sont d’ordre neurologiques (= les 5 sens) (ex les gammes de couleurs, les UV, les infra rouges, les ultrasons…que nous ne pouvons percevoir de l’extérieur).

 

Interviennent ensuite nos filtres culturels et personnels (notre histoire), c'est à dire  la façon dont nous nous sommes construit  un monde autour de nos croyances, jusqu'à organiser la perception de cette réalité en fonction de ces croyances culturelles ou personnelles. Dans l'exemple de Dominique Peureux, sans doute que pour beaucoup d’entre vous Dominique  renvoie à l’image de quelqu’un d’âgé, et bien que cela puisse être un prénom masculin ou féminin, vous vous êtes  représenté Dominique avec votre propre réalité de son genre, vos propres croyances.

 

 

Selon la LOI DE MILLER, (Georges Armitage Miller, psychologue américain né en 1920) notre cerveau ne peut pas percevoir et traiter consciemment plus de 7 informations (+/-2).

 

En réalité ces filtres nous sont bien utiles, et la loi de Miller nous explique pourquoi. Notre cerveau est obligé de filtrer les infos de la réalité extérieure qui nous parvient afin de pouvoir gérer en interne toutes ces informations.

 

Les quelques informations qui sont arrivées à notre cerveau (passées à travers nos filtres neurologiques, personnels et culturels) sont ensuite organisées et structurées pour répondre à la loi de Miller, et pour donner du sens à la réalité que nous allons construire.

 

C’est Noam Chomsky qui nous permet de comprendre comment la réalité se structure dans notre tête. Cette réalité se structure autour de 3 processus de langage :

 

 

Ces 3 processus de langage sont à l’origine de la construction de notre monde intérieur, de notre carte du monde.

 

Cette carte du monde est inscrite, imprimée dans notre cerveau, en termes de VAKOG , c'est à dire en termes d’éléments Visuels, Auditifs, kinesthésiques, Olfactifs et Gustatifs.

 

Voilà comment se construit NOTRE REALITE : la réalité extérieure n’est pas perceptible dans son entièreté par notre cerveau, qui filtre et organise les informations à travers ces processus de langage que sont les omissions, les généralisations et les distorsions, pour donner un sens à cette réalité que nous construisons dans notre tête.

 

La carte ne fait donc pas le territoire : cette métaphore tend à expliquer, vous l'aurez compris, que chaque individu se construit sa propre vision du monde, chaque personne se fait sa propre idée d’un endroit, d’une personne, d’un film, etc... au travers de ses expériences vécues (familiales, amicales, amoureuses, professionnelle) et de son éducation. 

 

Il n’existe pas de carte unique du monde, mais autant de cartes, qu’il y a d'individus.

 

 

Vous comprendrez alors comment la plupart des conflits relationnels proviennent de la confusion que nous faisons entre la « carte » et le « territoire ». Notre représentation de la réalité correspond à « notre carte du monde » et à la vision que nous en avons.

Elle influence nos choix et nos perceptions. Cette carte mentale donne une représentation partielle et souvent erronée du territoire. La carte est la manière dont nous nous représentons la réalité.

 

La perception que nous avons de la vérité est complètement subjective dans la mesure où elle dépend de la représentation que nous nous faisons de la réalité et non de la réalité elle-même.

 

En conclusion,  il n’existe pas de bonne ou de mauvaise carte. En revanche, prendre conscience  que chacun à sa propre carte de la réalité est un pas immense vers la compréhension et l'acceptation de l'autre, avec ses différences.

 

La prochaine fois qu'un ami, un proche ou un collègue vous exposera un problème, tout l'enjeu sera d'éviter de l’interpréter avec votre propre carte du monde, car  vos jugements de valeurs et vos opinions personnelles prendront le dessus pour finir dans un combat de cartes du monde sans fin. Ce qui est vrai pour vous ne l'est pas forcément pour l'autre car chaque individu est unique et différent.

L'un n'a pas plus raison que l'autre, l'idée étant de trouver comment entrer en communication avec la carte mentale de l'autre, en se différenciant ... pour ce faire, la toute première étape est de partir à la connaissance de SOI et d'explorer sa propre carte mentale !!!!!

 

 

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article.

En espérant que vous y aurez trouvé des informations ou des pistes de réflexion qui viendront nourrir votre Développement Personnel & Professionnel.

N'hésitez pas à commenter et à partager cet article.

 

Coachement vôtre.

 

 

 

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